Bénédictines de Sainte Bathilde

CONNAÎTRE LES PERES DE L’EGLISE : UNE DEMARCHE OECUMENIQUE

dimanche 12 mars 2017


La découverte et l’étude des Pères ouvrent au moins deux pistes :

• témoins d’un temps antérieur à la grande fracture de 1054, ils sont le bien commun de tous les chrétiens. Pourquoi ne pas chercher davantage en eux le terreau de notre unité à retrouver ?

• la quête théologique n’est pas un long fleuve tranquille. Découvrir dans ces écrits anciens tâtonnements, brouilles et réconciliations, est réconfortant et dynamisant. Alors au travail !

*****

La Collection, la Manne des Pères, aux Éditions Saint-Léger, propose une véritable initiation à la culture patristique à la portée de tous.

*****

Un rendez-vous qui vous fait signe

si vous n’habitez pas loin, si vous passez par là... !

http://libchretienne.wixsite.com/li...

N’hésitez pas à venir.

Sr Marie présentera la Collection de la Manne des Pères et d’autres ouvrages

*****

La MANNE DES PÈRES

Cette nouvelle Collection est la reprise d’un projet, initié aux environs de 1981, par des Bénédictins et Cisterciens, soucieux de la transmission authentique des textes de la tradition chrétienne et monastique à des jeunes sœurs et frères dont le français n’est pas la langue maternelle. Comment leur permettre un contact direct avec de grands textes de la Tradition, sans qu’ils butent sur un vocabulaire abstrait ou des phrases « kilométriques » ?

S’appuyant sur l’expérience de l’Alliance Biblique Universelle qui a soutenu la traduction de l’Ecriture (après des années de travail, la Bible Parole de Vie sera publiée en 2000), on envisage alors la traduction en français fondamental de textes majeurs des Pères.

Au fil des années, va naître et se développer une véritable collection de textes patristiques et monastiques (une bonne cinquantaine de titres), à laquelle on donnera le nom de Témoins du Christ. L’intention est simple et ambitieuse : donner une véritable culture patristique, dans une langue porteuse de beauté, pour que, une fois la familiarité acquise avec l’univers des Pères, les lecteurs puissent accéder ensuite directement aux éditions des Sources Chrétiennes ou de collections analogues.
L’expérience a montré que la rigueur du texte en français fondamental favorise la compréhension du texte et rend aussi plus aisée la traduction dans une langue africaine ou asiatique, en en respectant le génie propre.

L’AIM (Alliance InterMonastères) avait immédiatement soutenu le projet, avec l’aide de la SODEC (Société d’édition d’En Calcat) qui prit la responsabilité de l’édition. Ces organismes monastiques ne pouvant plus assurer la continuité de la Collection, les éditions Saint-Léger – qui en ont confié la direction à sœur Marie Ricard, bénédictine de Martigné-Briand – sont désormais chargées de sa publication.
Ce renouveau permet aussi d’élargir la perspective. Assez tôt, l’édition, qui avait germé en Afrique, avait déjà dépassé le cadre monastique pour répondre aux besoins des chrétiens de tous milieux et cultures : séminaristes, catéchistes, religieux et religieuses, protestants évangéliques...

Une nouvelle ouverture se propose maintenant, en direction d’un public diversifié. La visée demeure la même : permettre de se nourrir d’une tradition qui a vivifié des générations de croyants, voire toute une culture à la fois d’Orient et d’Occident.

Le français fondamental

Il ne s’agit nullement de « français facile », d’une langue au rabais, pour des personnes peu lettrées. « Il faut entendre par français fondamental un ensemble de mots et de structures grammaticales simples » au sens strict, le français fondamental ne dépasse pas 1500 mots ; au sens large il peut atteindre 3500 mots. Ce n’est pas une langue, c’est un niveau de langue, établi à partir d’études statistiques sur le français parlé et écrit, mis au point par des chercheurs de haut niveau. Selon l’aire culturelle et le milieu auquel les textes s’adressent, il faut ajouter à ces mots un stock de mots complémentaires, ou « vocabulaire spécialisé ». Les phrases sont calquées sur la respiration, donc brèves. Elles doivent être propres à la lecture publique. La traduction doit faire apparaître avec toutes ses nuances le contenu intégral du texte d’origine.

 
© 2017 - Congrégation Sainte-Bathilde | Contact par email |  Mentions légales