Bénédictines de Sainte Bathilde

Echos de Madagascar

dimanche 26 septembre 2010

Sr M. Madeleine, du Monastère de Saint-Thierry est allée six semaines, cet été, à Madagascar, dans les trois monastères implantés sur la Grande Ile, pour donner des sessions sur le combat spirituel. Des échos...

Un an après mon premier séjour à Madagascar, j’y suis donc retournée, envoyée par notre Congrégation pour un temps de formation à donner, mais qui fut surtout temps pour recevoir ! C’est sans doute ce qui jaillit spontanément de mon cœur, en ces jours qui suivent mon retour. Donner et recevoir, certes, mais plus de joie à recevoir qu’à donner ! Souvenez-vous des quelques mots qui avaient balisé notre chemin l’an dernier : dépaysement, misère et pauvreté, hospitalité, espérance, sourire, labeur, persévérance, course et joie !
Aujourd’hui, d’autres viennent comme enrichir le collier comme des perles précieuses à bien contempler… Recevez-les, avec le questionnement qui est mien et que j’ai cœur à vous partager ! Combat quotidien, combat courageux, combat vertigineux, combat audacieux, combat studieux, combat en creux, combat heureux, combat spirituel.

COMBAT QUOTIDIEN

Mon nouveau séjour dans nos trois monastères, la visite à Fiana, chez les Petites Sœurs de l’Assomption, et les voyages en taxi-brousses m’ont fait percevoir combien la vie à Madagascar est un combat quotidien pour vivre, et même survivre. Le thème de la formation devait être le combat spirituel et l’inculturation, il s’est avéré plus ajusté de parler de combat pour la vie, au quotidien, vie de femmes malgaches, chrétiennes, bénédictines au cœur d’un peuple en attente, au cœur d’un peuple assoiffé, au cœur d’un peuple bien attachant !
Oui, combat quotidien pour se nourrir, pour trouver de quoi payer les ouvriers, entretenir le matériel, améliorer les moyens de travailler, chercher des débouchés pour la production, assurer la formation des plus jeunes, tenir un équilibre de vie permettant de sortir de la crise. Tout cela nos sœurs le partagent avec leur Peuple, et sont solidaires dans la lutte contre les excès de toutes sortes, contre le fatalisme, la désespérance, ou encore la violence. Au quotidien, le combat prend visages de labeur, de partage, de collaboration, de restriction, de renoncement, de joie ou de fête dans une fierté bien colorée. Jour après jour, le combat se poursuit, comme soulevé par la grâce d’un jour passé, achevé, sauvé ou simplement donné.
L’offrande du matin « Accueille-moi, Seigneur, selon ta Parole et je vivrai, ne déçois pas mon attente ! » (verset de notre Profession monastique) et celle du soir : « En tes mains, je remets mon esprit », renouvelée à l’Office de l’heure médiane : « Mon Dieu, je m’abandonne à toi… » (Prière de Charles de Foucaud) fut mon cri mêlé aux voix de tous ceux qui comptent sur Dieu, Dieu Créateur pour la majorité des Malgaches, Dieu Trinité pour les Chrétiens. La croyance en Dieu porte l’espérance et le courage.

COMBAT COURAGEUX

Comment lutter contre les forces de la nature, quand un cyclone arrive et se déchaîne, quand une sécheresse sévit depuis des mois ? Comment lutter contre les forces de la maladie quand les médicaments ou simplement l’eau courante font défaut ? Comment lutter contre le manque récurrent des produits de base, des semences, de nourriture pour entretenir une ferme ? Comment sinon, par le courage et la force tranquille qui animent chacune de nos sœurs, chaque communauté vivant à son rythme et selon sa grâce donnant à leur entourage un témoignage plus parlant qu’un long discours ! Sans cesse, il faut remettre sur le métier l’ouvrage avec une persévérance parfois héroïque. A Mananjary, le travail de la rizière a été largement détruit par le cyclone de février, et pour sauver la récolte des parcelles qui ont mûri, il faut à toute heure du jour, de six heures du matin à six heures du soir, veiller aux grains, et lutter contre les moineaux en faisant le tour des rizières sur le petit rebord : qui avec son chapelet, qui en chantant, qui en faisant de la musique. Difficile d’imaginer le prix d’un bol de riz arraché aux oiseaux, et béni par tant d’heures de prière humble et confiante, sans compter avec les chutes inhérentes au chemin bien étroit !
Les pousse-pousse toujours aussi nombreux en attente de clients ou très chargés demeurent bien le signe de ce courage incroyable qui ne peut que nous interpeler. Combien d’hommes dans notre monde, au XXIème siècle vivent-ils ainsi ? Les femmes, de leur côté, ne cessent ce combat courageux que le soir, quand tout le monde dort, ici ou là, sous une couverture.
Le courage se lit sur les visages, le soir au moment de remettre à Dieu le poids du jour : paix sereine et fatigue se mêlent au chant des psaumes de confiance. _ Confiance qui ne cache à personne les difficultés bien vertigineuses !

COMBAT VERTIGINEUX

Deux images m’habitent, celle des splendides cascades sur la route entre Ambositra et Mananjary, et celle d’un vieil homme souriant, assis dans une décharge derrière un muret, au bord d’une rue de Tana : deux symboles du vertige que donne la situation actuelle. La beauté d’un pays aux mille et un contrastes et la crise suscitent bien des émotions, et nos sœurs sont là encore bien impliquées. Ce combat semble par endroits démesuré, humainement impossible à mener, et pourtant des hommes et des femmes se lèvent, font des projets, construisent, tracent un sentier escarpé en s’y engageant :
- A Mananjary, une page s’est tournée pendant mon séjour, le licenciement obligé des six ouvriers travaillant au monastère. Il a fallu réorganiser la vie, redistribuer les charges et mettre certains domaines en veilleuse le temps de l’adaptation et surtout modifier l’horaire de la communauté pour permettre à toutes les sœurs une vie équilibrée au service du Seigneur. Gros pari, qui sans Dieu n’aurait pas été envisageable, mais la foi, même grosse comme une graine de moutarde, ou un grain de riz transporte les montagnes, assure la Parole. Les ouvriers, de leur côté, ont été dédommagés et devraient pouvoir rebondir avec bonheur.
- A Fiana, la communauté des Petites Sœurs de l’Assomption m’a émerveillée par la mise en place rigoureuse et pleine de compassion d’un centre nutritionnel pour nourrissons, doublé de la formation des mamans, et d’un soutien scolaire. Une quinzaine de nourrissons par an, une petite centaine d’enfants aidés, une goutte d’eau dans l’océan, à vue humaine encore mais un regard d’amour qui redonne confiance et la vie arrache à la mort l’unique aux yeux du Père ! Quelques jeunes femmes malgaches désirent s’engager chez nos sœurs pour poursuivre l’œuvre ainsi commencée. Le temps de formation est assuré dans une autre communauté, toujours à Fiana, où j’ai retrouvé avec joie, la responsable, Sr Danielle avec qui j’avais partagé cette année d’IFEC à Paris. Nous avons pu échanger autrement sur le terrain, renforcement de nos liens fraternels mais aussi missionnaires avec le souci de la formation ! «  Trouve donc ta force, dans la grâce qui est en Jésus Christ. Ce que tu m’as entendu dire devant de nombreux témoins, transmets-le à des hommes de confiance qui seront capables de l’enseigner aux autres à leur tour. » (2Tm 2, 1-2) Heureuse audace pour aujourd’hui !

COMBAT AUDACIEUX

Le vertige ne doit pas faire oublier le sentier, celui escarpé de la foi, de l’espérance et de l’amour, sentier qui conduit à des réalisations audacieuses pleines de souffle et de vitalité, belle ouverture vers un avenir aux contours pourtant fragiles.
- A Joffreville, la construction de l’Eglise, consacrée le 22 juillet, témoigne de ce combat mené par Mère Charles et nos sœurs, par tous ceux qui ont participé à la réalisation de cette Maison de Dieu, véritable signe d’un art affiné. La rapidité de la construction pour un tel ouvrage, moins de 15 mois, sa qualité et sa beauté ne peuvent qu’encourager à avancer, à poser pierre sur pierre, pour que ce combat de pierres devienne toujours plus combat de chair. Le déroulement de la célébration de la Dédicace fut un vrai temps de grâce pour tous, et Mgr Marcel Malo, archevêque de Diego, entourés d’une quarantaine de ses prêtres en retraite au monastère, a exhorté l’assemblée à l’audace évangélique : « Vous aussi, soyez les pierres vivantes qui servent à construire le Temple spirituel et vous serez le sacerdoce saint, présentant les offrandes spirituelles que Dieu pourra accepter à cause du Christ Jésus. » ( 1P 2, 5-6)
Dans le même temps, toujours à Joffreville, le surlendemain a eu lieu l’inauguration d’un centre de réinsertion pour jeunes délinquants de Diego, centre voulu par la responsable régionale des prisons pour aider des jeunes à s’en sortir. Réalisation là encore vertigineuse pour un combat de longue haleine. La responsable a confié ce projet à la communauté, partageant sa foi en l’homme : « tout homme a droit à une vie digne, reconnue, avec un avenir possible… d’où une exigence de qualité de présence, de nourriture, de reconnaissance et de confiance, mais avec la prise de conscience de la nécessité de former ces jeunes, de leur apprendre non seulement à vivre mais à travailler, véritablement les rendre responsables en leur donnant les moyens d’étudier, de découvrir leurs capacités… » Les Sœurs de Joffre ont reçu cet appel avec ferveur, et Jean-Baptiste, le saint Patron du monastère peut soutenir leur prière d’intercession et leur partage d’un dessert régulièrement. « Que sera donc cet enfant ? » (Lc 1, 66). Nos jeunes de partout attendent bien ces gestes d’espérance, fondés sur la justice. Puisse la main du Seigneur être sur eux et sur nous tous pour que là où nous sommes nous semions sans mesure l’audace de la reconnaissance !

COMBAT STUDIEUX

Le combat se joue tout autant dans la capacité de chacun à étudier, à offrir aux jeunes une formation que dans l’art d’articuler tradition et nouveauté, vie ancestrale et vie moderne, milieu rural et vie urbaine, soucis des aînés et désirs des jeunes, survie et développement, aujourd’hui et avenir, valeurs traditionnelles et mondialisation. Ce combat trouve échos dans nos communautés, avec un atout majeur, la cadre offert par la Règle, la tradition monastique et la Congrégation.
L’enjeu de la formation et des études m’est apparu cette année délicat et fragilisé par l’écart entre les générations, justement, celle des aînées rentrées jeunes et ayant tout reçu des communautés naissantes et celle des jeunes, formées dans les écoles et ayant acquis d’autres bases humaines, culturelles, intellectuelles, et même spirituelles. C’est bien la situation de l’Ile, avec des tensions inéluctables et un besoin de compréhension mutuelle, d’évolution, de consensus et de recherche juste et équilibrée au pas à pas de tous, pour laisser le moins de personne possibles sur le bord du chemin.
- A Ambositra, nous avons beaucoup travaillé sur les valeurs malgaches traditionnelles pour mettre en lumière les pierres de l’édifice de la communauté actuelle. Les jeunes ont besoin de connaître les fondations pour apporter leur pierre vivante et participer à la construction à leur place. La place de la famille, le sens de l’autorité, la vision de la mort, la foi en Dieu, mais aussi, les puissances invisibles, ont été visités pour donner matière à un travail, une réflexion nécessaires.
- Les jeunes ont de leur côté, reçu un enseignement plus structuré pour avoir les outils du combat spirituel tel que la tradition monastique l’a transmis. Du peuple d’Israël, au Christ, et à l’Evangile, nous avons parcouru les huit pensées mauvaises qu’Evagre a mises en exergue au IVème siècle, et mis des jalons pour aujourd’hui en visitant Cassien, Benoît et la Règle, Thomas d’Aquin, notre Fondatrice, la Bienheureuse Victoire, première béatifiée malgache, et finalement, nos Constitutions. Parcours qui a voulu semer le bon grain et qui a réjoui nos jeunes professes temporaires des trois monastères ! « C’est à cette fin que nous voulons fonder une école où l’on serve le Seigneur…. lutter contre les pensées mauvaises et sauvegarder la charité ! » Prologue de la Règle.
- La question de la formation est souvent revenue au cours de mon séjour. Comment aider le peuple malgache à sortir de la crise, si ce n’est en favorisant l’éducation et la scolarisation ? Nos sœurs se sentent démunies, impuissantes, mais elles ont perçu tant à Mananjary qu’à Joffreville que leur mission n’était autre que d’encourager à aller à l’école, de le dire et le redire à ceux qui viennent au monastère, et de porter dans la prière ce combat, caché, en creux, mais si fondamental !

COMBAT EN CREUX

Pourquoi combat en creux et où ? Comment le mener avec perspicacité et efficacité ? Des questionnements qui demeurent mais font avancer. L’enjeu de la formation n’est pas de former à tout prix, mais bien de permettre la vie et sa transmission. Le fond de la vallée est profond et le saut à faire incroyable. Le chemin le plus sûr, n’est-il pas de descendre pour remonter sur l’autre versant, l’autre rive, l’autrement d’un monde en marche ? Certes, il n’est pas inutile de jeter des ponts, comme nos échanges de communauté à communauté, l’aide fraternel, le soutien mutuel et la recherche d’une meilleure connaissance et reconnaissance, mais cela ne portera des fruits que si nous pouvons accompagner cette descente à la source, cette descente pour une renaissance. Les douleurs de l’enfantement sont déjà là, l’Esprit vient au secours de notre faiblesse, lui le Père des pauvres, le dispensateur des dons. Lui seul peut soutenir ce chemin en creux, ce chemin de Croix.
Chemin de renaissance dans le travail, comme à Ambositra avec l’acquisition d’une sorte de motoculteur pour labourer les rizières, aujourd’hui effectué par des zébus pour qui en a, et le plus souvent à pieds d’hommes, de femmes, d’enfants…
Chemin de renaissance dans la nourriture, comme à Mananjary avec le nécessaire apport de lipides et de protides pour assurer le travail quotidien de la ferme sans risque de maladie.
Chemin de renaissance dans la santé, avec l’attention aux carences alimentaires produites par le manioc, le tareau ; avec le souci d’une meilleure hygiène : propreté du linge, des lieux, des aliments…
Chemin de renaissance dans la formation humaine et intellectuelle avec l’apport d’informations, de revues, de sessions, de rencontres. A Mananjary, par exemple, les prêtres qui assurent la messe quotidienne, ne manquent pas de donner une parole nourrissante aux sœurs.
Chemin de renaissance encore bien cachée, mais qui pointe des bourgeons heureux d’espérance que nous avons à discerner, à encourager et à fortifier. « Le langage de la croix est folie pour ceux qui vont vers leur perte, mais pour ceux qui vont vers leur salut, pour nous, il est puissance de Dieu. » (1Co 1, 18)

COMBAT HEUREUX

Or ce combat si rude et démesuré apparaît-il, porte paradoxalement le signe de la joie. Le sourire illumine tout, du matin au soir même les heures les plus dramatiques. Comment comprendre cette attitude de fond, comme naturelle au cœur des angoisses, des incertitudes, de l’impossible, de l’irréversible comme le passage destructeur du cyclone ou l’épidémie de peste ou encore la sécheresse ? Sans doute par la simple reconnaissance d’être vivants, d’avoir bravé les dangers, et de tenir bon malgré tout. L’adjectif simple s’entend ici dans le sens de sans pli, sans complication, comme un enfant. Il me semble que le bonheur vient de ce cœur d’enfant heureux de vivre malgré tout, heureux de partager le peu qu’il a, heureux de chanter et de danser sous le ciel étoilé ou sous le soleil ardent !
La fête s’improvise en quelques minutes et l’on admire alors la créativité, l’ingéniosité, la présence d’esprit des unes et des autres. Vous auriez été surpris avec moi de découvrir les « Dits d’Abba Magdelon » mis en scène par nos sœurs de Joffreville, en moins de temps pour le préparer que pour le jouer : Combat heureux avec barbe en paille de riz, tunique de serpillère, masque en feuille de bambou et dialogue désopilant pour bien saisir la nuance entre fierté et orgueil, habiter avec soi-même et s’occuper de soi-même, chercher Dieu et chercher sa vaine gloire ! Il ne manquait rien pas même la colère contre Dieu, parce qu’au fond de son monastère, ce jeune se sentait abandonné au cœur de la tentation et finalement une méditation toute intérieure sur la quête de Dieu comme unique essentielle, laissant tout, et s’assurant que dans la Règle, il y a toujours une petite lumière qui éclaire la nuit et indique un petit pas à faire, Pâques quotidienne qui seule permet à la communauté offerte au combat spirituel de donner le fruit de l’Esprit, l’amour fraternel.

COMBAT SPIRITUEL

Le point de départ fut en fait celui d’arrivée, après six semaines de vie partagée et de mise en lumière de ce que chacune vivait, des étapes propres à chaque communauté implantée dans un lieu bien particulier, j’ai comme reçu cette certitude profonde, qui n’a rien d’extraordinaire et comme dirait le petit Placide : « la vie intérieure, c’est la vie qui est intérieure », que le combat spirituel est pour nous aujourd’hui appel à devenir des femmes habitées par l’Esprit, des Temples de l’Esprit, à devenir des communautés soulevées par l’Esprit d’amour qui peut tout et surtout ouvrir des chemins nouveaux car lui seul fait toutes choses nouvelles. Le vrai combat n’est autre que de laisser la place au-dedans de nous à l’Esprit pour qu’Il poursuive en nous, son œuvre de salut, qu’Il nous apprenne à prier, à aimer, qu’il nous fasse vivre dans le dynamisme trinitaire, sans peur, sans repli sur nous-mêmes, mais au contraire, pleinement enracinées là où nous sommes, telles que nous sommes. Nous laisser insuffler l’Esprit de vie et nous laisser soulever par l’amour pour que jaillisse du dedans de nous, le fleuve d’Eau Vive irrigant le monde, tel fut l’ultime message reçu en terre malgache et qui ne cesse de résonner en prière, pour tout homme et pour toute femme du monde entier !

« De votre bouche ne doit sortir aucun mauvais propos, mais plutôt toute bonne parole capable d’édifier, quand il le faut, et de faire le bien à ceux qui l’entendent. Ne contristez pas l’Esprit Saint de Dieu, qui vous a marqués de son sceau pour le jour de la rédemption… Montrez-vous au contraire bons et compatissants les uns pour les autres, vous pardonnant mutuellement, comme Dieu vous a pardonné dans le Christ. Oui, cherchez à imiter Dieu, comme des enfants bien-aimés et suivez la voie de l’amour, à l’exemple du Christ qui vous a aimés et s’est livré pour vous, s’offrant à Dieu en sacrifice d’agréable odeur. » (Ep 4, 29… 5, 2)

Viens Esprit Créateur, Visite les esprits des tiens, Verse ta grâce en abondance, dans les cœurs que tu as créés. Toi qui es appelé, Paraclet, Don de Dieu très Haut, Source vivante, Feu, Amour, et spirituelle Onction. C’est Toi l’Esprit aux sept dons, le Doigt de la droite paternelle, L’Esprit de Vérité inspirant nos paroles ! Apporte la lumière à nos sens… Qu’en te prenant pour Guide et Conseiller, nous évitions tout mal et toute erreur !

Fais-nous connaître ici-bas le Père, révèle-nous le Fils Unique Fais nous croire en toi leur Esprit commun, d’une foi dans défaillance !

Gloire à Dieu au plus haut des Cieux et paix sur la terre !

 
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